Cité par la chaîne Al-Alam, le haut responsable israélien qui s'exprime sous couvert d'anonymat estime qu'il est bien trop tard pour agir. A croire ce militaire israélien, Téhéran aurait tissé des liens très solides avec l'État et l'armée syrienne, liens qui sont "indéfectibles".
Ces déclarations interviennent alors que les Émirats arabes unis ont ouvert leur ambassade à Damas cette semaine et que Bahreïn a annoncé dimanche vouloir en faire autant , soit des pays qui ont soutenu de près ou de loin des milices terroristes engagées dans des combats contre l'État et l'armée syrienne.
Des sources égyptiennes bien informées ont également rapporté que Le Caire avait envoyé une délégation politique à Damas pour organiser une rencontre entre le président égyptien, Abdel fatah al-Sissi et le président syrien, Bachar al-Assad.
Le président soudanais, Omar Hassan el-Béchir s’est rendu lui aussi il y a trois semaines en Syrie pour une visite surprise avec le président al-Assad.
La visite d'el-Béchir a été la première d'un dirigeant arabe à avoir été effectuée depuis 2011 en Syrie. Pour de nombreux analystes, le retour des diplomates des pays arabes en Syrie est comme une victoire majeure pour l'État syrien qui a réussi à résister sept années durant aux complots des pays occidentaux. Certains analystes voient à travers l'aveu du haut responsable israélien le reflet d'un projet anti-iranien, celui qui pourrait avoir été défini par les États-Unis après l'annonce de leur retrait de Syrie. Mais l'Arabie saoudite et ses satellites semblent plutôt avoir été amenés à s'adapter à une nouvelle donne , celle dictée par la défaite du camp atlantiste en Syrie.
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